Your body is mine
Après tout, il est bien possible que le combat féministe soit d'une importance capitale. Il est bien possible aussi que le simple fait pour moi d'arborer une jolie quoique très poliue paire de couilles me dicrédite tout à fait pour participer à la lutte. Il se peut bien, allons-y, que cette même paire soit responsable d'inclinaisons coupables, me portant davantage, inconsciemment je vous rassure, à la défense de mes contesticulaires plutôt qu'à celle du sexe opposé. Oui, tout cela est bien possible. C'est pas ma faute, M'sieur le juge, c'est la faute à cette fichue testostérone. Mais bon, quoi, je suis encore de gauche, bordel de merde, et je couvre d'un bienveillant regard tous les mouvements qui oeuvrent pour l'avancée des libertés - comme c'est bien dit ! Oui, tous, absolument tous... à quelques exceptions près bien sûr. Alors oui, les féministes aussi, je leur apporte mon soutien muet, je me fais tout petit pour laisser leur cortège passer devant ma petite personne invisible et coupablement couillue. Je la mets en veilleuse.
A moins d'être complètement cinglé, il me semble difficile de soutenir les maris qui bastonnent leur femme, de trouver que la disparité des salaires entre hommes et femmes se comprend, a ses raisons objectives (le cycle menstruel, la maternité...), de penser que la vraie place des femmes est à l'endroit même où s'effectuent les tâches ménagères et pas ailleurs. Le combat féministe a une raison d'être : il serait absurde de le nier.
En revanche, on a le droit de se demander si les feministes saisissent parfaitement, elles-mêmes, quels sont les enjeux de leur lutte, quand on les voit se déchainer pour des histoires de body Petit Bateau. Accessoirement, on se demande également si elles n'ont vraiment que ça à foutre, que ce genre de causes à défendre.
Visez l'objet du délit.
Il parait que le mur facebook de la marque clignote comme un feu tricolore déglingué.
